mardi 13 février 2018

Blog en chantier...

Ce blog venant de changer de plateforme, il risque d'y avoir quelques cafouillages dans les semaines à venir : mise en page bizarre, liens brisés et pages incomplètes.

J'en suis désolée, mais je vais faire de mon mieux pour arranger tout cela au plus vite.

lundi 12 février 2018

L'année du flamant rose

Un roman d'Anne de Kinkelin, publié chez pocket.
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Présentation de l'éditeur :

Louise, Ethel, Caroline. Trois amies, joyeuses mais solitaires, partagent tout, leurs peines et leurs bonheurs, leur passion aussi pour les belles choses. Toutes trois sont des créatrices, des faiseuses de rêves, dans leurs ateliers qui se font face dans un passage parisien.
Louise, joaillière, crée des bijoux qui réjouissent le coeur et les yeux. Ethel, corsetière, réveille les sentiments et les sens des amoureuses éperdues (et des autres). Caroline, relieuse, redonne vie aux livres anciens, tout en rêvant la sienne. Toutes trois, passionnées, sont amoureuses de l'amour, mais celui-ci leur semble inatteignable…
Le jour où Louise s'entiche d'un flamant rose empaillé, superbe et quelque peu étrange, qu'elle installe dans son atelier, son regard sur la vie semble changer. Après sa rupture, elle est face à un défi : se relever, tenir debout, comme le flamant sur une patte, pour sa petite fille, Rose, malgré sa fragilité et les obstacles.
Cette année, les trois femmes sauront-elles trouver la force de se reconstruire ?


Sur un coup de tête et au grand dam de son mari qui le déteste d’emblée, Louise achète un flamant rose empaillé. Cette artiste un peu fantasque se sent inexplicablement liée à l’animal, mais prise par ses problèmes personnels elle l’oublie pendant un temps.
Alors qu’elle glisse vers la dépression face à la mort de son père et l’échec de son mariage, le retour du flamant rose dans sa vie va lui apporter la force de se reconstruire. Durant quatre saisons, on suit Louise la joaillère et ses amies : Caroline la relieuse, Ethel la corsetière ainsi que le petit monde qui gravite autour de ces trois femmes en quête de bonheur.
Étant particulièrement sensible à l’artisanat d’art, j’avais envie d’entrer dans l’univers de ces « faiseuses » et de les voir opérer. J’espérais un roman tendre, de la fantaisie et de l’amitié, une histoire dans laquelle on s’emmitoufle pour oublier que la vie est parfois difficile ou décevante. Je voulais rencontrer des personnages avec lesquels j’aurais pu être amie et dont je me serais souciée. Malheureusement, pour diverses raisons, je suis passée à côté de cette histoire. Sans doute mes attentes étaient-elles trop ciblées, néanmoins je pense sincèrement que L’année du flamant rose est le genre de roman pour lequel il n’y a pas de juste milieu : soit on y entre complètement et on l’adore, soit on se contente de rester sur le seuil en jetant à l’intérieur un regard poli mais vite désintéressé.
Le roman est constitué de chapitres courts, ce qui le rend très rapide et facile à lire, malgré le ton emphatique qu’affectionne l’autrice. On aime ou pas les envolées lyriques, question de goût et de caractère, je ne juge pas là-dessus même si cela m’ennuie vite. En outre, je dois reconnaître que la spontanéité de l’autrice transparaît dans son style malgré l’emphase, il sonne vrai et non sur-travaillé. Cela contribue à l’alléger un peu.
Force est de constater qu’au-delà des considérations stylistiques, j’ai surtout peiné à m’attacher à ces personnages à mille lieues de mon pragmatisme. La douce Ethel est sympathique, mais presque inexistante, le grain de folie de Louise est charmant et j’ai fini par l’aimer un peu, en revanche Caroline m’a tapé sur les nerfs du début à la fin. J’ai besoin de m’attacher pour aimer un récit, c’est comme ça. Les nanas qui montent tout en épingle et font des drames à partir de petits riens m’horripilent et, désolée, mais un premier rendez-vous qui ne comble pas vos attentes ou un homme qui ne répond pas à vos avances ne constituent pas de véritables drames.
Je ne me suis pas sentie à mon aise dans cet univers de bobo, que j’ai trouvé plutôt superficiel, mais je ne voudrais pas que vous méjugiez ce roman sous le prétexte qu’il n’était simplement pas pour moi. Il possède d’indéniables qualités.
L’autrice décrit des sentiments, des états d’esprit, plus que des actes. Ces personnages, qui s’écoutent tellement, peuvent sembler nombrilistes. Pour autant, il lui a fallu un certain talent pour permettre au lecteur d’entrer ainsi dans leur tête. Je lui reconnais de surcroît qu’elle ne fait pas de remplissage ni ne donne dans la complaisance, la fin très ouverte en est témoin et j’apprécie ce courage. Il en faut toujours pour ne pas céder à l’envie de satisfaire le plus grand nombre. Rares sont les lecteurs qui ne se sentiront pas frustrés par une telle fin, pourtant je la trouve raccord avec l’ensemble.
L’édition poche est agrémentée d’une nouvelle bonus. Ce texte court et lumineux est agréable à lire, mais il concerne la rencontre des trois amies et ne vous renseignera guère sur leur devenir.
Il est clair que L’année du flamant rose ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je vous encourage toutefois à vous faire votre propre idée. Si vous êtes amateur de poésie, avez l’esprit romantique et croyez aux signes, cela pourrait vous enchanter.




vendredi 26 janvier 2018

Hygge, l'art de vivre à la scandinave

Un livre de Brontë Aurell, publié chez Gründ.
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Présentation de l'éditeur :

Pourquoi le fameux Hygge, cet art de vivre scandinave, fait-il tant rêver le reste du monde ?
Comment se fait-il qu'avec un climat si rude, nos cousins nordiques se déclarent parmi les peuples les plus heureux du monde ?

Brontë Aurell est partie à la recherche des éléments typiquement scandinaves, et plus largement nordiques, à travers la Suède, le Danemark, la Norvège, mais aussi la Finlande et même les Pays-Bas ou l'Allemagne. Au menu : balades en plein air, tartines de pain noir, vélo par tous les temps, boissons chaudes, mais surtout : confort, design, lumière et convivialité.
Vous tenez entre vos mains le guide ultime du bonheur à la scandinave, et vous verrez qu'il n'est pas difficile de se l'approprier.


Sommaire :
- Qu'est-ce que la Scandinavie ?
- Un peu de style
- À table !
- La vie au grand air
- En famille
- Culture
- Fêtes et traditions

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D’un point de vue esthétique, ce livre est très réussi. La jaquette, joliment travaillée, permet de voir en transparence la photographie qui habille une couverture en cartonnage épais. De nombreuses photos illustrent les chapitres, ce qui rend l’ouvrage très agréable à feuilleter. C’est vraiment un bel objet.
Ne vous laissez pas piéger par le titre qui surfe sur la mode. Il y a deux ou trois pages sur le hygge, intéressantes au demeurant, mais ça s’arrête-là. Le mot est d’ailleurs absent du titre original. L’auteur explique que hygge est un sentiment, quelque chose que l’on crée soi-même mais qui n’est pas aussi artificiel que la façon dont le présente les magazines… Selon les personnes, ce sentiment de bonheur tranquille ne naîtra pas des mêmes choses.
Cet ouvrage, lui, n’est pas là pour vous enseigner un art de vivre qui vous rendra plus heureux, mais pour vous faire connaître un peu mieux la Scandinavie, à savoir la Norvège, le Danemark et la Suède. L’autrice précise que les habitants de ces pays n’utilisent pas le terme « scandinave », mais que les étrangers ont souvent tendance à les regrouper sous cette appellation. Cela vaut peut-être pour le public britannique à qui elle destinait son livre au départ, néanmoins je n’ai pas l’impression que ce soit le cas dans nos contrées francophones (pas depuis les années 80 en tout cas).
Enfin bref, l’autrice aborde de nombreux sujets, toujours en les nuançant selon les spécificités de chaque pays. L’ouvrage est composé de chapitres thématiques (la famille, la culture, les fêtes, la cuisine, etc.) qui regroupent de courts textes qui parlent un peu de tout et de rien, sans suite logique. Parfois ça tient un peu du guide de voyage vous expliquant comment éviter les bévues… Elle saupoudre ses anecdotes d’humour et comme ce n’est pas le genre de livre qu’on lit d’une traite ça reste assez sympathique, même si parfois nous ne sommes pas culturellement réceptifs (les implications des chamailleries entre Danois et Suédois, par exemple, me sont un peu passées au-dessus de la tête. Je sens bien qu’il y a taquinerie, mais bon ça ne m’amuse pas vraiment…).
Il y a de tout dans ce livre, des passages sur l’histoire, sur le sport, sur la découpe du fromage… On vous parle des styles de décoration, des vêtements, de l’éducation, des créatures mythologiques et des sandwichs ouverts (que quelqu’un m’explique pourquoi ça n’a pas été traduit par tartines ?!!)… Lisez dans le désordre, piochez çà et là, et vous passerez un moment agréable moment à découvrir une autre culture. De temps en temps, vous trouverez quelque chose que vous aurez envie de prendre à votre compte.
Par exemple, ce livre comporte quelques recettes. L’une d’elles m’a horrifiée (gâteau de sandwichs, c’est de toi que je parle. Va traîner ta mayo hors de ma vue !!!), toutefois j’ai eu envie de tester celle des roulés à la cannelle. Elle est différente de la version américaine et me semblait appétissante.
Si je m’étais écoutée, j’aurais fait de nombreuses modifications (j’allège souvent les recettes et je les végétalise) mais j’ai voulu tester celle-ci avec le plus d’honnêteté possible, je l’ai donc suivie mot à mot, si ce n’est que je n’ai pas fait de dorure (par fainéantise) et pas ajouté de sirop ni de sucre sur le dessus après cuisson parce que je savais déjà que la dose de sucre serait à la limite du supportable pour moi.
Et Effectivement, c’est très, très sucré, au point que ça m’a agressé le palais. Même les becs sucrés à qui j’ai fait goûter ces roulés l’ont admis. Cela mis à part, (ce qui n’est après tout qu’une question de goût), c’est une bonne recette.

roulé à la cannelle

Souvent, quand on trouve des recettes dans des livres qui ne sont pas totalement consacrés à la cuisine, elles sont juste là pour faire joli et sont pleines de défauts, de non-sens ou carrément pas réalisables. Ce n’est pas le cas de celle-ci. Elle est claire et facile à réaliser, bien qu’elle prenne un peu de temps, et elle ne demande pas de grandes compétences en pâtisserie. L’autrice préconise l’usage d’un robot, mais pas d’inquiétude si vous n’en possédez pas, je l’ai faite à l’ancienne en pétrissant la pâte à la main et ça ne prend pas beaucoup plus de temps. C’est même plutôt agréable à faire avec les enfants.
À l’occasion je tenterai une adaptation plus à mon goût et je testerai d’autres recettes, comme les brioches de Sainte Lucie (mais vade retro gâteau de sandwichs !!!)
Vous l’aurez compris, c’est la partie cuisine que j’ai préféré, même si elle m’a parfois décontenancée (j’ai des origines italiennes du côté paternel et ce que fait la Suède de notre patrimoine culinaire est inacceptable !!! :P )
J’ai appris des choses avec ce livre, cependant je l’ai lu de façon linéaire ce qui n’est pas la chose à faire pour l’apprécier. Les entrées sont très courtes, elles vont à l’essentiel, mais tout se mélange. On passe sans cesse du coq à l’âne, puis on revient au coq… Il n’est pas toujours aisé d’y trouver ce qu’on y cherche et c’est dommage.
Hygge, l'art de vivre à la scandinave demeure toutefois un très bel ouvrage, un de ceux qu’on aime offrir à Noël ou aux anniversaires et feuilleter de temps en temps chez soi, au calme, justement lors d’un moment hygge. À réserver aux amoureux des pays nordiques ou des voyages.

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mardi 23 janvier 2018

Humain.e.s trop humain.e.s

Un roman de Jeanne-A Debats, publié chez ActuSF.

Troisième et dernier volume de la série Testaments.

Mes billets sur les tomes précédents :
- L’Héritière
- Alouettes
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Présentation de l'éditeur :

Je m'appelle Agnès Cleyre et je suis une sorcière. Une vraie cette fois. Ignorée durant toute mon existence par mes consœurs, voilà que la Grande Mère a enfin décidé de m'intégrer dans un convent. Mais pas le temps de m'interroger sur cet étrange revirement de situation. Au même moment, tous les vampires du Cénacle Majeur viennent de périr dans un mystérieux attentat, laissant à l'étude notariale de mon oncle la délicate question de la succession à régler et la garde d'un étrange coffre qui attire bien des convoitises. Serait-ce à cause de lui d'ailleurs qu'une pieuvre géante de l'espace s'est mise en tête de nous rayer de la surface de la Terre ?

Ma parole, tout l'AlterMonde semble devenir fou au même moment. Il ne manquerait plus que la fin du monde...


ATTENTION, cette chronique contient un spoiler concernant le devenir d’un personnage du premier tome.

J’attendais ce troisième tome avec impatience (certaines personnes de mon entourage ont pleuré de joie quand je l’ai eu, se pensant enfin débarrassées de mes jérémiades. Haha, quelle naïveté… C’était sans compter la phase de lecture. Mais bref.) Ce roman s’inscrit parfaitement dans la lignée de ses prédécesseurs. L’autrice l’a saupoudré de son habituel humour incisif, de débats très actuels (écriture inclusive, consentement et féminisme, entre autres) et d’un peu de destruction de monuments parisiens (c’est en quelque sorte une tradition dans cette trilogie).
C’est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux personnages, dont les sœurs de coven d’Agnès que j’ai beaucoup appréciées. Leurs personnalités tranchées enrichissent le roman, malheureusement elles donnent parfois l’impression d’être là afin de justifier l’évocation de combats sociaux. J’aurais aimé qu’elles soient un peu plus développées.
Le récit est toujours conté du point de vue d’Agnès, ponctué par les commentaires d’Herfie (trop peu présent à mon goût. Je sais, j’ai mauvais goût, faites avec), mais surtout agrémenté de notes extraites des carnets de Navarre. Mais si, vous savez, ces carnets dans lesquels il écrit ses souvenirs afin de lutter contre la dégénérescence qui guette les vieux vampires. Dans ces passages, il nous conte sa vie d’avant la transformation, pour ce qu’il s’en souvient et ce qu’il a envie d’en dévoiler. Cette partie de sa vie, souvent évoquée dans d’autres ouvrages, n’en est pas moins intéressante et l’on regrette au final de s’arrêter en si bon chemin, même si c’est juste ce qu’il fallait à ce roman-ci.
Si ces souvenirs ne sont pas de tout repos, ces extraits permettent au lecteur de se poser un peu entre deux courses poursuites ou combats, ce qui n’est pas du luxe. Cependant, j’ai beau adorer Navarre et savoir qu’on ne doit pas regarder les dents d’un cheval gracieusement offert, j’avoue m’être demandé à plusieurs reprises quel rapport ses mémoires entretenaient avec le récit principal. Il s’avère qu’il y en a bien un en fin de compte, ténu mais réel, qui éclaire sous un autre jour l’idée que l’on s’est forgée jusqu’à présent des relations entre les personnages.
Néanmoins, le vrai secret que recèlent les pages d’Humain.e.s trop humain.e.s, celui après lequel le lecteur court depuis le premier tome, concerne les origines d’Agnès. On le sait, tout a conspiré pour nous mener à ce point précis de l’existence de la jeune femme, et l’autrice nous offre enfin les réponses tant attendues, démontrant, s’il en était besoin, toute la cohérence de son univers.
En lisant La Fontaine aux serpents, fabuleuse nouvelle au demeurant, je m’étais posé de nombreuses questions, que je n’ai eu de cesse de mettre en perspective de ce que je savais déjà de l’histoire d’Agnès. Humain.e.s trop humain.e.s a répondu à mes interrogations comme je m’y attendais.
Les romans de la trilogie Testaments peuvent se lire dans le désordre, mais quand même, je vous conseillerais de ne pas commencer par celui-ci. S’il se suffit à lui-même, il perdrait beaucoup de son charme à être lu sans avoir créé au préalable des attaches avec les personnages. Je l’ai trouvé un peu moins consistant que les précédents.
En toute franchise, ce troisième tome n’est pas mon préféré, en revanche il remplit bien son office. Je quitte à regret le personnel de l’Étude, mais j’ai bon espoir de retrouver Navarre dans d’autres aventures.

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Découvrez également les avis de Boudicca et Mariejuliet.

dimanche 21 janvier 2018

Challenge ABC 2018

Après une année 2017 catastrophique en ce qui concerne ma participation aux challenges, aussi enthousiasmants fussent-ils, j'ai eu envie de me remettre le pied à l'étrier. J'ai donc choisi un challenge qui va me permettre de vider un peu ma PAL sans trop de contraintes.

Pour le règlement, je vous renvoie sur le billet de présentation de Mariejuliet.
Si vous souhaitez vous inscrire, c'est encore possible jusqu'au 31 janvier.

Établir ma liste fut un casse-tête. J'ai tenté de privilégier les lectures qui attendent depuis longtemps tout en choisissant, pour me motiver davantage, celles qui me tentent le plus. Je pense avoir atteint un équilibre acceptable (en utilisant quand même mes trois jokers) mais j'ai de toute façon droit à quelques changements en cours d'année.

A Aaronovitch Ben, Murmures souterrains, Le dernier apprenti sorcier T3 (Urban Fantasy)
B Bishop Anne, Gris Présages, Meg Corbyn T3 (Fantasy)
C Chambers Becky, L'Espace d'un an (SF)
D Dau Nathalie, Le Chaudron brisé (Fantasy)
E Ebory Élisabeth, La Fée la Pie et le Printemps (Fantasy)
F Faye Estelle, Un Éclat de givre (Fantasy)
G Goldstein Lisa, Sombres cités souterraines (Fantasy)
H Holzl Ariel, Belle de gris (Fantasy)
I Illiano Rozenn, Tueurs d'anges (Fantasy)
J Joyce Graham, Comme un conte (Fantastique)
K Kress Nancy, Le Nexus du docteur Erdmann (SF)
L Léourier Christian, Sitrinjêta (SF)
M McDonald Ian, Luna (SF)
N Gaiman Neil, L'Océan au bout du chemin (Fantastique) Joker
O Bruneau Ophélie, Mort sur la baie, Ana l’étoilée 3 (Urban Fantasy) Joker
P Priest Christopher, Le Prestige (fantastique)
Q Queyssi Laurent, Allison (Fantastique)
R Reynolds Alastair, La Terre bleue de nos souvenirs, Les Enfants de Poséidon T1 (SF)
S Singh Vandana, Infinités (recueil)
T Tixier Nicolas, Opération Sabines (Fantasy)
U Le Guin Ursula, La main gauche de la nuit (SF) Joker
V Vinge Vernor Rainbows End (SF)
W Walton Jo, Les Griffes et les Crocs (Fantasy)
X Bal masqué (Anthologie)
Y Yarbro, Ariosto Furioso (Fantasy)
Z Zelazny Roger, Le Songe d'une nuit d'octobre (Fantasy)

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samedi 30 décembre 2017

Bilan 2017

C'est l'heure du bilan et force est de constater qu'il est bien léger cette année : 42 livres lus. Ce qui est à peu près le tiers de mon score habituel. Cela s'explique à la fois par des soucis de santé qui m'empêchent régulièrement de lire, mais aussi par un manque d'enthousiasme et peut-être quelques mauvais choix.
Si j'ai fait de belles découvertes, nouveaux auteurs, nouveaux univers (notamment Les Soeurs Carmines d'Ariel Holzl), et apprécié les suites de mes séries fétiches (Meg Corbyn d'Anne Bishop, Testaments de Jeanne-A Debats) ainsi que les recueils, anthologies et nouvelles que j'ai pu lire, ce sont quatre romans, des one shot, qui ont vraiment marqué mon année. En les listant, j'ai pu constater qu'ils ont d'autres points communs... Je vous laisse en juger.


Comme souvent, le livre d'entre deux années s'est révélé un excellent choix. Pour le passage de 2016 à 2017 il s'est agi de La Terre qui penche de Carole Martinez.
J'ai aimé ce réalisme magique flamboyant, ces éléments de contes s'intégrant dans la réalité pour former une mosaïque complexe et surtout cette héroïne en quête d'elle-même.


Boudicca de Jean-Laurent del Socorro m'a passionnée. Je l'ai lu très vite, emportée dans cet univers mythique strié des songes initiatiques de cette héroïne emplie de failles et de doutes, mais aussi de courage et de volonté.


Déracinée de Naomi Novik est arrivé dans ma vie à un moment où j'en avais terriblement besoin. Cela a sans doute contribué à me le faire aimer, mais je pense qu'il m'aurait de toute façon séduite. Sa structure épisodique m'a permis de mieux me laisser absorber et d'oublier un temps mes soucis. Cependant, ce long conte, loin d'être aussi manichéen qu'on pourrait le croire, m'a surtout rappelé ce qui m'a donné le goût de la lecture durant l'enfance.

Le grand coup de cœur de 2017 est indubitablement Mes Vrais Enfants de Jo Walton. Il m'est néanmoins difficile de vous expliquer pourquoi. L'autrice a réussi à rendre Patricia et ses deux vies bien réelles dans mon esprit, à rendre exceptionnel quelque chose qui ne l'est pas vraiment. Je parle des vies du personnages, pas des prouesses de Jo Walton qui prouve avec ce roman, s'il en était besoin, qu'elle possède un grand talent et une sensibilité hors normes.


Je ne vous parlerai pas des challenges, je n'ai guère avancé. J'espère me rattraper en 2018. Et même si je lis peu dans les mois qui viennent, si je peux compter au moins une lecture aussi merveilleuse que les quatre sus-citées, je me considérerai chanceuse.

mardi 5 décembre 2017

Le Bois sans dessus dessous et autres histoires conthées

Un livre jeunesse écrit par Clémentine Ferry et illustré par Sanoe, publié aux éditions du Lumignon.


Vous pouvez consulter un extrait sur le site de l'éditeur.


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Présentation de l'éditeur :


À travers dix contes, les héros du Bois Sans Dessus Dessous nous emmènent dans des aventures gourmandes. Loirs, hérissons, grenouilles, chauve-souris : tous ont en commun le thé, qui sert de fil rouge à travers leurs différentes histoires.Ces petites contes initiatiques bien ciselés abordent des thèmes aussi variés que le vivre ensemble, la timidité ou encore l’acceptation de soi.


 

Le Bois sans dessus dessous est un très joli recueil d’histoires pour enfants en grand format, abondamment illustré.
Les contes animaliers ont toujours la côte. Cette ambiance campagnarde, fleurant la douceur de vivre, prônant des valeurs telles que l’amitié et la solidarité, a bercé mon enfance et sans doute la vôtre aussi. Le Bois sans dessus dessous est l’héritier de tous ces récits intemporels. Si vous avez grandi avec Pierre Lapin ou les personnages du Vent dans les saules, vous serez ravis de partager avec vos enfants cette délicieuse lecture qui les inspirera et éveillera en vous de bons souvenirs.
Plus que le lieu — aussi magique et charmant soit-il — c’est le thé qui se trouve au centre de tous ces contes et cela de façon plus ou moins directe. J’ai apprécié ce lien si improbable et l’inventivité dont a fait preuve l’autrice pour garder ce thème tout en se renouvelant à chaque fois. Qu’il s’agisse de la culture des théiers ou de l’heure du goûter, il y a toujours une bonne raison d‘aimer le thé.
Au fil des pages vous trouverez entre autres : un loir qui a le mal de l’air, une petite chouette qui veut devenir créatrice de thés, une chauve-souris timide et un blaireau à la vue déclinante. Si la plupart de ces histoires sont légères, comme celle de la petite souris cherchant le plus beau cadeau de mariage, d’autres sont douces-amères, comme celle des lapereaux perdant leur papa. Cela dit, le sujet est traité avec une grande délicatesse et passe un peu de baume sur les peines qu’il dépeint.
Les récits sont courts, juste la bonne longueur pour une histoire du soir. Cependant, ils seront tout autant appréciés par les enfants qui commencent à bien lire tous seuls. La police et le contraste sont parfaits pour eux.
Les illustrations sont magnifiques. Elles sont en noir et nuancées, façon crayonnés, ce qui ajoute à leur charme un peu old school. Elles fourmillent de détails et les enfants y passeront du temps avant d’en faire le tour. Le papier épais et de qualité leur rend parfaitement justice. J’apprécie qu’un tel soin soit apporté à un livre pour enfants.
La plupart des animaux présents dans ces contes ont des noms de plantes ou d’arbres que l’on retrouve en fin d’ouvrage sous forme d’herbier avec des dessins et une description. C’est une excellente idée, aussi ludique qu’instructive, et qui peut encourager les enfants un peu récalcitrants à la découverte de la botanique.
Le Bois sans dessus dessous est vraiment un très bel ouvrage à l’univers un peu fantasque et aux histoires pleines de douceur que je vous conseille chaleureusement.


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